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mercredi 8 août 2012

Le Sureau en Noir et Blanc



Ce Sureau noir, sombre de feuilles et blanc de fleurs a souvent été regardé avec ambiguïté par les différentes communautés humaines.

Ainsi, la présence d'un Sureau près de la maison est considéré partout comme bénéfique. Mais malheur à qui veut l'arracher ! Car le Sureau qui héberge des fées et aussi en lien avec les mondes obscurs, ce qui peut apporter de nombreux désagréments ! Il faudra donc demander impérativement l'autorisation de le couper et se répandre en plates excuses auprès de "Dame Sureau" pour ne pas avoir d'ennuis. 

Dans les branches du Sureau, en enlevant la moelle centrale, le marcheur pourra se tailler un bâton de pèlerin dans le creux duquel il pourra cacher ses valeurs ou ses grisgris protecteurs. Le sorcier l'utilisera, lui, pour se faire une baguette aux pouvoirs redoutables en y enfermant des yeux de loups, des coeurs d'hirondelles, des plantes magiques comme la Verveine et d'autres joyeusetés peu ragoutantes.

Pour dépasser cette situation en Noir et Blanc, une seule solution : passons à la couleur ! Et le Sureau noir est pour cela un sacré gaillard. D'ailleurs, l'industrie agro-alimentaire, qui connait ses intérêts, fait grand cas du Sureau pour obtenir un excellent colorant alimentaire naturel. 

Mais il y a mieux, le Sureau noir peut être utilisé en teinture végétale pour les tissus et laines. Dans des fouilles de sites néolithiques, des fragments de tissus teints à partir du Sureau ont été retrouvés. Ce sont essentiellement les baies qui  peuvent être utilisées et permettre d'obtenir des tons de bleus et de mauves, ainsi que de magnifiques gris-bleutés, gris ardoise ou lavande. Avec les fleurs, les feuilles et les jeunes brindilles, il est aussi possible d'obtenir une gamme de jaunes : jaune citron, jaune doré, jaune-vert.



Si la teinture végétale vous intrigue ou si vous êtes déjà un(e) passionné(e), ne passez pas à côté de "Couleur Garance". Cette association, dont Michel Garcia est à l'origine, a investi les jardins en terrasses du château de Lauris (Vaucluse) pour en faire un jardin conservatoire des plantes tinctoriales. Je rajouterai un conservatoire "vivant" car riche du recueil des traditions, respectueux des attentes actuelles de respect de l'environnement et inventif pour les développements du futur. Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant : Couleur garance.

Enfin, si vous avez envie de retrouver le plaisir de l'écriture à la plume de votre enfance (ou de l'enfance de votre grand-mère !), voici une recette pour fabriquer une encre violette à partir des baies de Sureau noir.
Broyez des baies mûres dans de l’eau (1/4 de litre) et laissez macérer 1 jour. Filtrez. Faites chauffer le liquide filtré et maintenez-le à ébullition 10 à 15 minutes sans couvercle pour faire réduire. Ajoutez une pointe d'alun réduit en poudre (exhausteur de couleur) et un peu de gomme arabique finement broyée (pour le liant). Mélangez et recommencez à faire réduire jusqu'à la concentration appropriée. Prenez votre plus belle plume et essayez ...

Pour rester en harmonie avec cette note calligraphique, j'ai choisi, pour terminer mon article Z'Amoureux sur le Sureau noir,  l'évocation poétique suivante :

Un océan d'encre dans une seule goutte,
tremblant à la pointe de mon pinceau,
En équilibre au-dessus d'une feuille blanche,
Un univers attend d'exister.

Pour la suite de mon dictionnaire Z'Amoureux j'aimerai faire exister un nouvel univers autour de "T" comme le Thym, plante des garrigues inondées de soleil.

Merci de votre visite et à bientôt !

Philomènement vôtre.


dimanche 5 août 2012

La fée gourmande du Sureau noir


En ces temps-là, le Sureau noir était un arbre triste. Il avait été créé avec tant de capacités qu'il n'avait toujours eu qu'une idée en tête, se rendre utile. Il avait ainsi quitté ses fraîches vallées d'origine pour se rapprocher des maisons des Hommes. Sans exigence de confort, il s'était contenté des lieux laissés pour compte pour y installer ses racines : un fossé, un coin empierré, ... Et les humains le trouvaient très utile. Mais il le trouvaient aussi très laid avec son feuillage si sombre, ses branches qui poussaient de travers et son odeur si spéciale. Bref, jamais le Sureau ne recevait un sourire ou un remerciement.
Au début il avait fait avec, ne se jugeant pas assez important. "C'est normal, se disait-il, je ne le mérite pas. Mes dons, je les ai reçus sans effort et ils en profitent. Je ne vais pas, en plus, demander de la gratitude de leur part. Ce serait ridicule !". Mais au bout d'un certain temps - un temps d'arbre, donc un temps très long - le Sureau se sentit devenir tout mou, il n'avait plus goût à rien et quand un oiseau venait chanter sur ses branches, il avait envie de pleurer.
Un jour de printemps, une petite fée champêtre passait par là. C'était une fée très gourmande et qui cherchait deci delà de nouvelles friandises. Elle aperçut le Sureau tout triste contre son mur et vînt lui tenir compagnie. A l'écoute de son chagrin, la petite fée eut une idée. "Si tu le veux bien Sureau, je peux te rendre plus agréable aux yeux des humains en t'ajoutant des fleurs au printemps et des fruits en automne. Mais comme je suis gourmande, j'aimerais que tu me permettes de venir en cueillir autant que j'en voudrai. Es-tu d'accord ?" Le Sureau que la petite fée amusait était tout content d'avoir l'occasion de la revoir et il accepta bien volontiers.
C'est depuis que le Sureau porte au mois de mai de magnifiques constellations de fleurs blanches aux senteurs de miel et de superbes fruits violets en septembre. Et c'est depuis que les humains, aussi gourmands que la petite fée, viennent chercher en souriant des fleurs pour en faire des sirops et des fruits pour en faire des confitures. Et ils remercient chaque jour le Sureau d'avoir si bien su joindre l'agréable à l'utile. "

Alors, place aux gourmands ! Comme il y a de multiples recettes qui utilisent le Sureau noir, fleurs ou fruits, j'aimerais juste en partager avec vous quelques-unes pour vous aider à découvrir "l'agréable du Sureau noir".


Le Sureau noir dispute au Frêne le privilège d'être à l'origine d'une limonade de ménage de haut vol. Si vous la réussissez, votre renommée sera faite dans votre cercle d'amis. Je vous ai sélectionné une recette facile parmi les nombreuses variantes qui existent. Donc, pour préparer votre limonade de Sureau, il vous faudra réunir pour 5 litres d'eau de source, 6 ou 7 belles sommités fleuries de Sureau fraîchement cueillies,  450 grammes de sucre semoule, 1 citron jaunes non traité coupé en morceaux, la moitié d'un petit verre de bon vinaigre. Préparation : mettez dans un grand récipient non métallique l'ensemble des ingrédients, mélangez bien jusqu'à dissolution du sucre, laissez macérer pendant 3 jours (si possible au soleil) en protégeant par une étamine, filtrez avec soin, mettez en bouteilles munies d'une solide fermeture (style limonade justement !). Vous pouvez exposer ces bouteilles encore 3 jours au soleil avant de les stocker debout à la cave. Dès la mise en bouteille le liquide mousseux est bon à boire mais comme cette limonade se bonifie avec le temps, il est conseillé de la  servir au bout d'un mois. Ouvrez les bouteilles avec précaution !

Le sirop de fleurs de Sureau est une autre des gourmandises que l'on peut réaliser avec les fleurs fraîches de Sureau noir. Si vous souhaitez en préparer, je vous encourage à faire un tour sur le blog suivant qui vous propose une recette simple et rapide pour un résultat délicieux : "site de pago sans gluten, recette du sirop de sureau"Vous pourrez utiliser ce sirop de Sureau avec de l'eau fraîche, ou en apéritif pour un kir champêtre avec un petit vin blanc sec et léger, ou bien encore pour aromatiser des desserts.




Les baies de Sureau noir lorsqu'elles sont bien mûres et après cuisson, sont aussi capables de très bonnes choses pour les gourmands. D'ailleurs, des cultivars de Sureau noir ont été sélectionnés pour la grosseur de leurs fruits et sont cultivés en tant qu'arbres fruitiers.

Je rappelle que la consommation des baies crues n'est pas recommandée (effet laxatif). Et bien sûr, lors de vos cueillettes, soyez vigilant à ne pas vous tromper de Sureau. Merci de vous reportez aux parties précédentes : "à la découverte du Sureau" et "le Sureau noir, pharmacien de la maison" pour plus de détails. 

En toute simplicité toujours, voici une recette de Gelée de baies de Sureau noir inspiré du livre d'Annie-Jeanne et Bernard Bertrand "La cuisine sauvage des haies et des talus" :
Ingrédients : 2 kg de baies , environ 1kg de sucre spécial confiture avec pectine (suivant poids du jus)
Préparation : Égrenez soigneusement les grappes de fruits et ne conservez que les baies bien mûres (celles qui sont noires-violacées). Faites éclater les baies avec un fond d'eau pour en extraire le jus. Recueillez le liquide obtenu et pesez-le. Ajoutez-y le même poids de sucre avec pectine. Chauffez doucement jusqu'à ce que le sucre soit fondu puis portez à ébullition durant 4 à 5 minutes. Surveillez la cuisson, écumez. Lorsque la gelée prend (1 goutte sur une surface froide se fige), mettez-la en pots stérilisés et fermez soigneusement.

Lorsque vous cueillerez les baies, soyez attentifs de ne pas embarquer par mégarde la petite fée gourmande du Sureau, sinon, vous risquez de faire de la confiture de Fée de Sureau. Voyez ce que cela donne !


Si cela vous arrive, libérez-la très vite, pour qu'elle puisse s'envoler retrouver son ami le Sureau noir....

Pour terminer mon article Z'Amoureux sur le Sureau, j'aimerai aller plus loin dans les capacités de cette plante en noir et blanc, que se disputent les sorciers et les fées.

Merci de votre visite et à bientôt !

Philomènement vôtre.



mercredi 1 août 2012

Le Sureau noir, pharmacien de la maison


Avide d'azote et d'eau, la place du Sureau noir (Sambucus nigra, famille des Caprifoliacées) est souvent au plus près des humains. Le Sureau noir adore les vieux murs, contre lesquels ont pu s'accumuler déchets et vieux outils rouillés. Les botanistes disent que c'est une plante rudérale, du latin "rudus, ruderis" qui signifie décombres. L'ethnobotaniste Pierre Lieutaghi l'a ainsi appelé  poétiquement "le prince des décombres". Mais vous pourrez le trouver aussi dans des haies, en bordure des petits cours d'eau,...Comme il n'est pas découragé par la mi-ombre, il poussera même vaillamment dans les sous-bois.

En raison de ses nombreux usages, un Sureau noir implanté naturellement grâce à une graine voyageuse à proximité d'une maison a toujours été respecté et une plantation (par bouturage le plus souvent) compensait la nature s'il venait à manquer dans les parages des habitations.

En effet, au fil des temps et suivant les régions, le Sureau noir a été utilisé en remède dans toutes ses parties, écorces, feuilles, fleurs, fruits, voire racines. Et ceci comme remède sudorifique, diurétique, antirhumatismal, purgatif, émétique, pectoral, dermatologique, analgésique, anti-inflammatoire, cicatrisant, résolutif. 

Une pharmacie à lui tout seul, et ceci au seuil de la maison ! Cependant, dans toutes les utilisations traditionnelles, certaines s'avèrent un peu trop rudes ou incertaines et ne sont pas reprises dans les usages actuels.



Commençons par le plus agréable, les fleurs. Très parfumées, elles permettent de douces tisanes qui feront merveille dans tous les cas de refroidissement. Leur principale propriété est en effet d'être sudorifiques. Dès les premiers frissons, suivez le conseil de l'herboriste Marie-Antoinette Mulot : buvez un bon bol de tisane de fleurs de Sureau, couchez-vous bien couvert et transpirez ! Vous préparerez cette tisane en faisant infuser pendant 10 minutes hors du feu et à couvert 1 grosse cuillerée à soupe de fleurs de Sureau sèches dans 250 ml d'eau bouillante. En cas de bronchites, grippes, toux, vous prendrez 3 ou 4 tasses par jour de cette même tisane en la sucrant d'un peu de bon miel si vous le souhaitez. 

En usage externe, ce sont leurs propriétés émollientes, adoucissantes et calmantes qui seront utilisées pour des compresses ou des lotions contre les irritations de la peau, eczémas, dartres ainsi que sous forme de bains oculaires dans les cas d'orgelets, de conjonctivites ou d'inflammations des paupières. Pour ces usages, vous ferez une décoction de fleurs de Sureau en mettant 25 g de fleurs sèches dans un demi-litre d'eau froide que vous porterez à ébullition, vous laisserez bouillir 5 minutes puis infuser 10 minutes. Vous filtrerez avec soin avant emploi et vous ne le conserverez que 24 heures.



Passons aux fruits (attention de ne pas confondre avec le Sureau yèble, se reporter à la partie "à la découverte du Sureau"). Les baies de Sureau noir crues sont, à bonne dose, laxatives. Pour obtenir cet effet, c'est le suc préparé en écrasant des baies crues et bien mûres qui était utilisé. Cet usage est plutôt archaïque. 

Il est à noter que les baies de Sureau noir non mûres (encore vertes ou roses), ne sont pas consommables. Elles contiennent des substances chimiques indésirables qui régressent avec la maturité des baies (quand elles deviennent noires-violacées) et dont le reliquat disparaît à la cuisson.

Les baies de Sureau noir ont servi dans le temps à préparer du Rob, un suc concentré obtenu par cuisson et évaporation longue du jus de baies mûres jusqu'à une texture de sirop épais. Ce Rob était utilisé, à petites doses dilué dans de l'eau, en cas de grippe ou autre refroidissement.



L'écorce possède, elle, des propriétés diurétiques et légèrement laxatives. Il s'agit de ce que l'on appelle la seconde écorce, c'est-à-dire celle qui se trouve sous la couche extérieure rugueuse. Elle pourra être utilisée en décoction, notamment, en cas d'oedème, de rétention d'urine, goutte, et dans tous les cas où il faut stimuler l'élimination rénale. Les feuilles sont également diurétiques. 

Comme vous le constatez, tout cela fait "é-li-mi-ner" comme dirait une publicité. L'abbé Kneipp, qui en Allemagne au 19ème siècle a posé les bases de soins aux naturels fondés sur l'eau, les plantes et une hygiène de vie, recommandait de faire une cure dépurative de thé de feuilles de Sureau noir sur 21 jours. Mais bonjour le goût ! Il semble qu'une décoction de feuilles ait l'amertume d'un vieux pied d’artichaut bouilli. A réserver aux amateurs.


L'usage médicinal du Sureau est d'ailleurs une bonne illustration d'une hypothèse qui veut, qu'au cours des temps historiques, il y ait eu une "évolution dans la mise en oeuvre des remèdes végétaux, où l'on va de la racine à la fleur et des propriétés brutales à des pouvoirs adoucis". C'est le cas pour le Sureau puisque de nos jours c'est l'usage des fleurs qui a supplanté les utilisations des autres parties de cette plante.

Pour aller vers des évocations savoureuses, dans la suite de mon article, j'aimerai vous raconter le mini-conte de la fée gourmande du Sureau.

Merci de votre visite et à bientôt !

Philomènement vôtre.


dimanche 29 juillet 2012

A la découverte du Sureau


Ils ont coupé le buis. Ils ne l'ont pas taillé, non, plutôt tailladé. Il n'en reste que quelques branches nues. Je comprends, le buis gênait pour refaire le muret. Comme les deux lilas qui ne savaient plus fleurir et le vieux sureau du coin qu'ils ont arraché sans regret...

Pour moi, c'est un petit bout de mon enfance qui s'effiloche ... A l'ombre de ce sureau, j'en avais dorloté des poupées aux cheveux raides, construit des rêves de héros et de princesse, dévoré des goûters de tartines beurrées accompagnées d'une grenadine qui nous dessinait un large sourire rose sur les joues ! 

C'est ainsi, tout passe ....ou plutôt tout évolue. Maintenant, je n'ai pas mon pareil pour repérer un sureau dans une haie, au côté d'un pont ou dans le fouillis d'une vieille ferme et c'est un régal pour moi d'aller flairer le parfum si particulier de son feuillage que certains trouvent peu agréable. Il est vrai que l'odeur de ses feuilles a un côté acide et aigrelet, avec une pointe d’âcreté lorsqu'elles sont froissées. Rien de tout cela avec ses fleurs, de magnifiques inflorescences en corymbes qui embaument l'air d'une douceur miellée, entre les mois de mai et juin.

Je vous parle là du Sureau noir (Sambucus nigra), très répandu en France. C'est un arbuste dont la hauteur varie généralement entre 4 et 6 mètres, à l'écorce lisse chez les jeunes sujets et qui devient rugueuse avec l'âge, aux feuilles composées de 5 à 7 folioles ovales et pointus finement dentelées, aux fleurs blanc-crème groupées en corymbes, chargées de fruits juteux et noirs-violacés à maturité. Fleurs et fruits permettant de joyeuses gourmandises.

A ne pas confondre avec la Yèble, ou Sureau yèble (Sambucus ébulus) qui lui ressemble beaucoup mais qui, lui, n'est pas comestible.

Sambucus ébulus
Ce Sureau yèble est herbacé, il n'est donc pas ligneux et disparaît en hiver. Ses feuilles sont légèrement différentes avec un nombre de folioles qui peut aller jusqu'à 9 et des stipules développés. Ses corymbes de fleurs sont dressés au sommet de la tige. On le distingue également du Sureau noir par le port des corymbes de fruits qui restent droites vers le ciel alors que celles du Sureau noir retombent vers le sol. Mais comme le Sureau yèble peut atteindre 2 mètres de haut, et qu'il cohabite très bien avec le Sureau noir, soyez vigilant dans vos cueillettes.

Les rameaux de Sureau noir sont constitués en leur centre d'une substance légère et aérée, appelée la moelle, facile à retirer. Cette caractéristique a permis aux humains d'en tirer bon nombre d'utilisations, dont le fameux "boufadou" qui vous permet d'attiser votre feu sans subir l'envol des cendres !


Ainsi, pour rester dans le temps de l'enfance, pourquoi ne pas confectionner mirlitons, sifflets ou flûtiaux ? Pour ce faire, le début est simple, vous couperez une branchette de sureau à la longueur adaptée (pour un sifflet 5 à 6 cm), vous viderez la moelle (avec un fil de fer recourbé en crochet par exemple) et vous gratterez l'écorce avec un couteau. Le plus dur est de faire les entailles et trous de façon à créer un instrument de musique en bon ordre de marche ! 

Si vous n'arrivez à tirer que des "pfft ! pfft !", vous pourrez consoler vos enfants en leur chantant la fabulette d'Anne Sylvestre, dont voici le refrain :
"Sureau, sureau, tu es trop haut,
Sureau, sureau, tu es très beau,
donne-moi tes fleurs (bis)...."

Et les fleurs du Sureau peuvent être très utiles. Dans la suite de mon article, j'aimerai vous montrer que grâce à ses fleurs mais aussi ses fruits, ses feuilles et son écorce, le Sureau mérite son titre de "pharmacien de la maison".

Merci de votre visite et à bientôt !

Philomènement vôtre.